La poétosynthèse

La photosynthèse (du grec φῶς / phōs « lumière » et σύνθεσις / sýnthesis « combinaison ») est le processus bioenergétique qui permet aux plantes, aux algues et à certaines bactéries de synthétiser de la matière organique en utilisant la lumière du soleil.

 

Par analogie, la poétosynthèse (du grec ποίησις  / poíêsis « poésie » et σύνθεσις  / sýnthesis « combinaison »)  est le processus intellectuel qui permet aux poètes, aux chansonniers et aux slameurs, de composer des poèmes en utilisant les lumières de la Muse.

 

Pour parvenir à leurs fins, les plantes utilisent de la chlorophylle (du grec χλωρός / khlôrós  « vert » et φύλλον / phúllon « feuille »), substance bien connue des amateurs de chewing-gum.

 

Les poètes, chansonniers et slameurs, utilisent plus volontiers des feuilles blanches (même s’ils en redoutent le fameux syndrome). Au cours du processus, d’aucuns mâchonnent du chewing-gum. Mais le phénomène est marginal et plutôt mal vu.

 

Le degré de sophistication de la poétosynthése dépend des individus.

 

Le processus le plus simple consiste à laisser courir librement sa plume sans se soucier de la moindre contrainte. Longtemps apanage des débutants, il a acquis ses lettres de noblesse avec les surréalistes. 

 

Aux antipodes, les classiques se soumettent à des règles draconiennes instituées au XVIème siècle par un certain Malherbe (dont les mauvaises langues prétendent qu’il en fumait). 

 

Le plus grand nombre s’efforce de trouver un compromis entre ces deux extrêmes. 

 

Ainsi les chansonniers et les slameurs qui cultivent le rythme et la rime mais sans s’encombrer des pinaillages malherbiens. Ils retrouvent ainsi les sources même de la Poésie qui fut d’abord une tradition orale privilégiant la musicalité et la facilité de mémorisation des textes.

 

 

Ceci dit, il est des sonnets marotiques et des proses surréalistes qui ne sont pas mal non plus.