Fin d'été

Que l'on vivotait bien, persiennes toutes closes

dans l'ombre bienfaisante et fraiche du logis,

quand on interdisait au soleil malpoli

d'envahir nos maisons jusqu'à nos moindres choses !

 

On accueillait sans honte et sans complexe aucun

l'amical visiteur qui, n'y percevant goutte,

ignorait le mouton qui cavale et qui broute

au moindre courant d'air sans paraitre importun.

 

Mais la fraîcheur venue, on ouvre des fenêtres

les volets obturants et le désastre est là :

tel un voile blanchâtre, un manteau d'alpaga

 

Recouvre tout du sol à tous les bibelots.

Les moutons éblouis dansent comme des sots, 

se riant de bon coeur de notre vrai mal-étre.

 

Medualc