Il fallait être siphonnée, et bien plus qu’un peu croyez-m’en, pour s’offrir cette randonnée sous la fureur des éléments. Et vous voici désarçonnée de vous trouver sans vêtement sec. Zeus vous a cruellement et joliment asaisonnée. Pour éviter le coryza je crois qu’il vous faut chère Isa vous dévêtir de toute urgence afin de vous chauffer aux feux du foyer et de quelques jeux. C’est, je crois votre seule chance.
Le Cap'tain’ Haddok a su mener sa barque. Avec Tintin, Milou et les deux Dupond.t ils ont aluni au coeur du Cirque Hipparque aussi naturell’ment qu'la meuf du coq pond. Saphir dans le ciel noir, un beau clair de terre leur permettait d’y voir comm’ s’il faisait jour. Milou soliloqua, dans un phylactère : « J’espèr’ qu’ils ont pris un billlet aller-r’tour. » Quelques années plus tard, sur l’astre des songes, à leur tour des Yankees ont posé le pied. En s’arrogeant...
Après un long voyage, Ulysse est de retour. Ne restent à franchir que dix milles encore. Il reverra ce soir la dame qu'il honore et d'un beau caillou blanc marque déjà le jour. Six mois plus tôt, le brave entreprenait le Tour du Monde et ses amis, qui s’abreuvent au Flore, se sont tous dévoués pour s’occuper d’Aurore, la pauvrette assignée à bien morne séjour ! Le bel aventurier, sans doute aurait-il dû réfléchir à deux fois devant ce temps perdu par celle dont le coeur ne...
Dans les estaminets d’Evreux et des communes limitrophes, qui ne connait le Philosophe, et ses axiomes nébuleux ? Il a la mèche en apostrophe sur un beau front tumultueux et compose parfois des strophes en l’honneur des justes-milieux. Car le brave est aussi poète. « C’est fou ce qu’il a dans la tête ! » estime-t-on dans les bistros qu’il honore de sa pratique et nombreux sont les éthyliques pour écouter le maestro.
Couchez dans la cocotte une okapipistrelle farcie sans barguigner des abatis d’icelle, d’un jus d’amandarine et de poiromarin. Laissez ce mets de choix mijoter sur la braise. Le temps de composer la moitié d’un quatrain, poêlez à petit feu deux souriçauterelles nanties de quelques aulx et de vingt-trois airelles. Flambez sans lésiner au téquilavandin. Laissez ce mets de choix mijoter sur la braise. Saisissez un brochèvre à la mode écossaise avant de l’écailler avec votre...
Le vent d’automne est un fripon : Vois la branche qui se trémousse Lorsque suborneur il la trousse Pour l’abandonner sans jupon. Parfois joueur, parfois tueur C’est le roi de la volte-face. De la tempête à la bonace Nous devons subir son humeur. Dervich' tourneur en ascendance, Il entraîne en mortelle danse Ceux qui entravent son chemin. Quand à l’océan il s’allie Et nous détruit de sa folie Ce ne sont pas jeux de gamin...
Mon homme a beau savoir que j'apprécie les cordes, Il me saoule sans trève avec son hélicon. Le pauvre n'y peut rien, il souffle en vrai démon dans son cuivre rouillé, qui sème nos discordes récurrentes car moi, je le croyais joueur d'alto, de mandoline, en rital d'origines... Et son nom: Vivaldi ! j'en bavais des babines, entonnais les Saisons. Mama mia ! Quel choeur ! Boris Lapointe, au moins, jazzait dans son saxo en plus de l'hélicon. Mais lui, n'a qu'une corde à son arc émoussé...
Pareil à un génie qui pose Le regard et la tête ailleurs, Mon esprit, absorbé, compose Les vers d’un humble rimailleur. Ô ribambelle de visages, Autant de masques qui défilent, Le monde est un cruel grimage Aux yeux du pauvre rimophile. Toute peine éreinte son cœur Et tout chagrin le catastrophe, Ses amours n’ont que mots moqueurs Pour son naturel philostrophe. Animal ployant sous le joug, Rose tranchée au sécateur, Simple larme sur une joue Torture un versificateur. Tout repos...
Tu nommes ‘poèsie’ ce truc ?! Serait-ce un poème bio Sans saveur, sans parfum, sans suc ? De l’herbe mâchée par Io ! Ça pègue à donf, serait-ce un patch ? Nicotine ou contraceptif ? Je croirais lire Paris-Match Au salon de mon coupe-tifs ! Ça m’horripile un max ! Dis, est-ce Pour me fâcher que tu manies Des images sans hardiesse Pire que décalcomanies ? Tes vers bancals vont de traviole Comme les roues de bois d’un bige ! Ça grince plus faux qu’une viole Imitant les cris...
Un poème par semaine pendant un an. Soit 52 en tout.

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