Vers en vrac

Le cuir rose et noir, c’n’était qu’un p’tit dragon bien inoffensif, n’inspirant nulle crainte. On voyait parfois sa drôl’ de coloquinte surgir des flots verts de son joli lagon Était-il vraiment un cousin de Nessie*, comm’ le prétendaient les messieurs je sais-tout, les tarots d’Marseille et l’ornithomancie ? Il s’en battait l’œil et la sacoche itou. Il s’égosillait les nuits de clair de lune, dans l’espoir qu’il fût, dans une autre lagune, une dragonette au...
Le Cap'tain’ Haddok a su mener sa barque. Avec Tintin, Milou et les deux Dupond.t ils ont aluni au coeur du Cirque Hipparque aussi naturell’ment qu'la meuf du coq pond. Saphir dans le ciel noir, un beau clair de terre leur permettait d’y voir comm’ s’il faisait jour. Milou soliloqua, dans un phylactère : « J’espèr’ qu’ils ont pris un billlet aller-r’tour. » Quelques années plus tard, sur l’astre des songes, à leur tour des Yankees ont posé le pied. En s’arrogeant...
Au diable soit la bissectrice ! hurlait de rage un angle obtus fort soucieux de son statut. Je l'endure comme un cilice. L’infâme attente à ma vertu. Qu'un mécano me la dévisse ! Au diable soit la bissectrice, hurlait de rage un angle obtus. J’lai signalée à la Police. Mais les poulagas, très obtus, m’ont pris pour un hurluberlu. Que Belzébuth les élargisse ! Au diable soit la bissectrice !
Qui se souvient des trois orfèvres qui célèbraient la Saint-Eloi en dînant chez un autre orfèvre à la cave de bon aloi ? Le plus jeune était des Deux-Sèvres, le plus drôle était Bruxellois et le moins sage était Gallois. Qui se souvient des trois orfèvres ? Les brav's auraient enfreint la loi de par leur attrait pour les chèvres et pointeraient à Pôle emploi. J’ai leur nom sur le bout des lèvres. Qui se souvient des trois orfèvres ?
Les Ptizomverts, dans leur soucoupe, se sont barrés d’Aldébaran. Ils ont le vent solaire en poupe, un point d’azur sur leur écran. Désenchantés par leur banlieue infra-stellaire et sans attrait, ils mettent les bouts d’un seul trait. le cap sur la Planète bleue Ce qui n’est pas franch’ment marrant. Ce sont les rois de l’entourloupe, si l’on en croit les vétérans. Vont-ils mettre la Terre en coupe, les Ptizomverts, d’Aldébaran ?
Rondels, bergerettes et Cie
Quelque part, en Polynésie, l’était un beauf au p’tit Quinquin, a la trombine cramoisie, qui se piquait de poésie et qu’on appelait Charles Quint. Affligé d’anaphrodisie il se vautrait dans des bouquins, vierges de toute fantaisie, sur les mystères de l’Asie, le Zen et tout le saint-frusquin. Son hypertrichose palmaire lui fit aimer les haikus. Il trouvait extraordinaire, de se la jouer Baudelaire sans se sortir les doigts du cul. Mais Quinquin se paya sa tête : « Trois vers...
A l’ail ou sec, le saucisson n’est jamais si bon qu’en rondelles. On peut le couper en tronçons, les soirs d’hiver à la chandelle, ou bien le croquer sans façon, sans même en ôter la ficelle, à l’ail ou sec, le saucisson n’est jamais si bon qu’en rondelles. Gens insoumis et polissons l’écrabouillent, façon rebelle, en bramant « Elle est morte Adéle ». Restons sérieux et fricassons, à l’ail ou sec, le saucisson.
Impréhensible ? Ai-je bien lu ? Quel joli mot. Simple et complexe. Harmonieux comme un simplexe, je dois avouer qu’il m’a plu. Mais je ne sais comment m’y prendre pour en tirer quelque profit. Et me voici fort déconfit comme le flamand rose en Flandre. Impréhensible ? Mercredi soir, sur Brest il plut. Je fis un lai dans un réflexe, qui pour le coup me rend perplexe. Ce lai l’est moins qu’il l’eut fallu. Impréhensible ?
Peut-on encor parler de rose sans passer pour un ahuri ? Peut-on encor parler de rose sachant que le concept oppose, aux amateurs d’Hara-Kiri, les naufragés de la cirrhose, de la psychose et de l’arthrose jusqu’aux confins du Missouri ? Lorsque chacun aura bien ri nous passerons à autre chose. et je vous donne mon pari qu’on pourra sniffer du glucose sans passer pour un ahuri. Sans passer pour un ahuri, peut-on encor parler de rose ? Sans passer pour un ahuri, lorsque son zinc eût...

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